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Sainte Eulalie.
Une sainte très populaire dans tout le département des Pyrénées Orientales.
C'est à elle que fut dédiée la cathédrale d'Elne et l'église de Bolquère.
Au XIXe siècle, une controverse avait éclaté pour savoir s'il s'agissait d'Eulalie de Mérida (en Estremadura) ou de Barcelona. Peu importe, les vies et les légendes des deux saintes se recoupent.
Eulalie était née vers 290 dans une famille très chrétienne. Dès sa première enfance, toutes ses pensées se tournent vers la religion et la gloire de souffrir pour elle. Lors de la persécution générale ordonnée par l'empereur Maximilien au tout début du IVe siècle, elle a douze ou treize ans. Ses parents, connaissant son ardeur à combattre le paganisme, la confinent dans une maison de campagne, mais une nuit elle s'en échappe et va voir le préfet de la Lusitanie. Elle lui fait des reproches, jette à terre à coups de pied idoles et gâteaux préparés pour les sacrifices. Le préfet tente de calmer cette jeune fille issue d'une famille respectable, mais elle lui crache au visage et l'insulte. Eulalie est donc condamnée au bûcher, ainsi que sa jeune servante Julie, qui l'accompagnait dans ses prières et ses expéditions punitives. Auparavant, toutefois, on procède à l'ablation des seins à l'aide d'une cordelette serrée par torsion.
Une fois dans le feu, comme cela arrivait souvent pour de nombreux martyrs, Eulalie refuse obstinément de se consumer. Dans ces cas-là, on décidait d'avoir recours à des méthodes plus expéditives, décollation ou crucifixion. C'est la mise en croix qui est choisie pour Eulalie, qui meurt sur une croix en X, comme saint André.
